Accueil du site

Fiche d’Actualité Scientique N°22   

La réduction du trafic automobile peut elle passer par le rapprochement des bassins d’emploi et d’habitat ?


Marie-Hélène Massot

Depuis les années 60, les politiques de transport en France ont privilégié la mise en place d’infrastructures routières rapides, traversant les banlieues, et celle des transports ferrés comme le RER, le métro, le tramway. L’accroissement de la vitesse de déplacement et la baisse relative des coûts de transport ont été placés plus ou moins explicitement au coeur des politiques locales de transport. Il est admis aujourd’hui que ces politiques ont favorisé l’étalement urbain des hommes et des activités. La dé-densification et la spécialisation croissante des tissus urbains par grandes fonctions (emplois, habitat, commerces...) ont eu pour résultat de profondes transformations dans l’usage des modes : l’usage de la marche et des deux-roues régresse fortement, celui des transports publics est globalement stable et l’usage de l’automobile progresse dans tous les tissus urbains, y compris dans les villes centres. L’usage de la voiture est aujourd’hui dominant et croissant, et ce malgré une opinion publique favorable au développement d’alternatives modales. Les derniers dispositifs politiques, relayant les voeux de l’opinion politique, affichent cette volonté commune de réduire la dépendance à l’automobile des populations urbaines, en favorisant le développement des transports publics et un retour à plus de mixité dans l’agencement urbain

PDF - 501.4 ko
FAS 22