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1 janvier 2026

Offre de stage de recherche M2 en logistique urbaine

« Cotransportage de colis » : enjeux, défis pratiques et questions de recherche

(lien : Offre de stage de recherche M2 – Logistique urbaine co-transportage de colis)

Objectif, questions et tâches de recherche

Le cotransportage de colis, défini par l’article 40 de la loi LOM de 2019 (et aujourd’hui article L3232-1- du code des transports) est une nouvelle pratique alternative de distribution de colis ou marchandises, issue de l’économie dite collaborative/économie de plateformes. Elle consiste par exemple à permettre à des particuliers dits « cotransporteurs » de rendre service à leurs voisins, en leur livrant à domicile leurs courses ou leurs achats commandés dans des magasins. Le cotransportage se développe rapidement en France via des acteurs comme Cocolis, Shopopop, Tut-tut et Yper, sur des segments de distribution alimentaire, du commerce détail ou encore de la livraison de particulier à particulier.

Ces solutions soulèvent des questionnements importants quant à leurs impacts économiques et territoriaux et aux externalités réelles de leur développement (potentiellement : transport non optimisé, exploitation de personnes en précarité, concurrence déloyale avec le transport routier de marchandises, dérives possibles avec des comptes multiples, sous-location de comptes, questions de responsabilité du transport des marchandises, nouveaux modes de mobilité de logistique urbaine).

Du fait de la jeunesse de ces nouvelles pratiques, la recherche scientifique n’a pas ou très peu couvert les impacts de ces plateformes de livraison d’un type très spécifique.

Il est proposé pour ce stage de recherche :

  • De faire une synthèse (inédite) de la connaissance générale de ce nouveau secteur: quelles plateformes, quelles typologies de donneurs d’ordre/clients, quelles typologies de marchandises, quels volumes en nombre de livraisons, en chiffre d’affaires. Synthèse des dimensions juridiques et économiques.
  • De déterminer le profil des cotransporteurs (catégories socio-professionnelles, motivations, montant des rétributions annuelles, part du cotransportage par rapport à l’activité professionnelle.
  • De déterminer les caractéristiques de mobilité des cotransporteurs et les impacts territoriaux de leurs activités : quel trafic, quels véhicules, quels territoires.
  • De déterminer les conséquences économiques sur les entreprises de livraison traditionnelles opérant sur les mêmes segments d’activité (prix moyen et différence avec les prix habituels constatés sur le marché, nombre d’emplois salariés supprimés par ces pratiques), ainsi que les conséquences pour les comptes sociaux.

Ce stage de recherche sera réalisé en partenariat avec le Syndicat National des Transports Légers (https://www.sntl.fr/) et la Fédération Professionnelle de Cyclologistique (https://lesboitesavelo.org/cyclologistique/) avec qui la ou le stagiaire aura des contacts privilégiés.

Les étudiant.es que nous recherchons et ce que ce stage peut leur apporter

Ce stage concerne les étudiant.es intéressé.es par la logistique urbaine et les défis économiques, sociaux, territoriaux et environnementaux qui l’accompagnent. Il porte sur des thématiques fortement porteuses, notamment pour une carrière professionnelle au niveau territorial ou de l’expertise, ou pour des activités ultérieures de recherche (thèse, thèse CIFRE). Ce stage permet l’approfondissement de la connaissance d’un secteur, celui de la logistique urbaine de plateforme, en forte évolution et dont l’importance pour les sujets de mobilité urbaine commence tout juste à apparaître. Le sujet touche aussi à la question des nouvelles données permettant la collecte d’information sur les nouvelles formes de la logistique urbaine.

Le stage est développé sous forme d’un partenariat entre des acteurs du monde de la logistique urbaine (Syndicat National des Transports Légers https://www.sntl.fr/ et Fédération Professionnelle de Cyclologistique https://lesboitesavelo.org/cyclologistique/) et la Chaire Logistics City (https://www.lvmt.fr/chaires/logistics-city/), une équipe de recherche de l’Université Gustave Eiffel. Ce partenariat donne une visibilité importante au stagiaire, tout en lui permettant le développement d’une appétence pour une expertise sur la thématique de la logistique urbaine qui recrute fortement (opérationnel, étude, recherche).

Le ou la stagiaire fera partie de l’équipe de la Chaire Logistics City, incluant la participation à des visites de sites, à des événements et à des rencontres d’acteurs. Le stage s’inscrit dans le thème 2 (nouvelles pratiques) et le thème 3 (politiques publiques ; nouvelles données) de la Chaire Logistics City.

Les principaux résultats du rapport de recherche auront (forte) vocation à être publiés sous diverses formes : publications scientifiques, synthèses, présentations.

Localisation du stage : Cité Descartes/Université Gustave Eiffel à Champs-sur-Marne avec accès aisé de 20 minutes en RER A à Paris.

Durée : 6 mois à déterminer par le stagiaire entre février et septembre 2026.

Encadrement : Laetitia Dablanc (Directrice de recherche LVMT/Chaire Logistics City), co-encadrants chez SNTL et FPC.

Gratification : tarif habituel stagiaire en vigueur.

Pour postuler :

Ce stage vient en appui de la réalisation du mémoire de master 2. Nota Bene : nous n’examinerons pas la candidature d’étudiant(e)s qui auraient un mémoire de recherche à mener sur un sujet différent, afin que le ou la stagiaire puisse consacrer l’essentiel du temps du stage au sujet.

Le stage requiert de l’autonomie, un intérêt pour les enquêtes qualitatives et un intérêt pour la recherche de terrain et les entretiens dans le monde professionnel et institutionnel.

Un bon niveau d’anglais serait un plus.

Outre l’aménagement et l’urbanisme, les candidatures de disciplines universitaires variées (sociologie, économie, géographie économique, science politique, gestion, ingénierie des transports, etc.) sont également invitées, la problématique du mémoire pouvant s’adapter à l’expertise et aux centres d’intérêt de l’étudiant(e) finalement retenu(e).

CV et lettre d’intérêt courte et motivée à envoyer d’ici le 20 janvier 2026 à laetitia.dablanc@univ-eiffel.fr

11 septembre 2023

La “conference des jeunes” de la WCTR a réuni de nombreux doctorants du LVMT à Montréal le 17 juillet 2023

La “conference des jeunes” de la WCTR a réuni de nombreux doctorants du LVMT à Montréal le 17 juillet 2023

La “conference des jeunes” (the Young Conference https://wctrs-society.com/wctrs-yi-young-researchers-conference/) est une journée de conférence qui ouvre généralement la World Conference on Transport Research, conférence mondiale de la recherche en transport qui se tient tous les trois ans. Le 17 juillet dernier, la Young Conference a réuni une centaine de doctorantes, doctorants et jeunes chercheuses et chercheurs autour d’un programme Imagining the Future: Sustainable and Resilient Transportation. Douze jeunes scientifiques ont présenté leurs travaux sur trois sessions thématiques puis une Q&A session d’interaction avec un panel de chercheurs séniors clôturait la journée. Laetitia Dablanc, Présidente de la Young Initiative, participait au panel avec Jean-Paul Rodrigue, Maria Attard et Ashish Verma. La Young Conference est entièrement imaginée, organisée et modérée par une équipe de jeunes chercheuses et chercheurs sélectionnés tous les trois ans et qui bénéficient d’une bourse pour leur contribution.

Quatre doctorantes et doctorants du LVMT faisaient partie des intervenants.

Philippe Bairras et Iñigo Aguas Ardaiz ont fait une présentation sur « The slow and difficult implementation of high speed rail interoperability in Europe: the case of the Atlantic Corridor ». Ce travail de recherche est le résultat d’une réflexion commune de leurs deux thèses de doctorat en 2020-2021. La présentation portait sur la situation actuelle du corridor multimodal Atlantique et les difficultés à intégrer l’importance de l’interopérabilité ferroviaire dans son développement. Tout d’abord, a été dressée la définition de « l ‘objet corridor » et la manière dont la gouvernance européenne a mis en place le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) mais également le concept d’interopérabilité en tant que normalisation européenne. Puis, Philippe et Iñigo ont analysé le problème actuel de la mise en œuvre de toutes les étapes nécessaires à l’homogénéisation des différents réseaux nationaux pour aboutir à un véritable corridor européen. Enfin, ils ont identifié les solutions envisagées pour permettre la construction d’un véritable réseau ferroviaire européen.

Dylan Moinse a présenté ses travaux sur « Optimizing intermodal commuting by way of detours and breaks. Evidence of micromobility users in France ». En procédant à une analyse statistique, sont travail met en évidence la valeur positive des détours et des pauses empruntés par les voyageurs combinant l’usage des transports en commun et des options de micro-mobilité. Les détours et les pauses présents dans la majorité des déplacements intermodaux interrogés se révèlent être le fruit d’une recherche d’optimisation spatio-temporelle. La première stratégie de mobilité consistant à réaliser des détours, a priori contre-intuitive, garantit aux usagers une réduction significative des distances-temps parcourues, à hauteur de 19%. Un second enseignement met en lumière le rôle positif de l’inversion spatiale, permettant quant à elle de doubler les gains de temps estimés. Les voyageurs intermodaux sont ainsi disposés à parcourir deux kilomètres ou dix minutes supplémentaires en micro-mobilité pour réaliser de tels détours, soit une extension de 125% des aires d’influence autour des stations de transport en commun. Dans un dernier temps, il a été démontré que la principale motivation expliquant le choix des détours en intermodalité s’explique par le souhait d’éviter les correspondances en transports en commun. Tandis que les pauses sont mises à profit pour effectuer des achats quotidiens dans une perspective de chaînage des déplacements. Le support de présentation (https://hal.science/hal-04166574) et le préprint de l’article (https://shs.hal.science/halshs-04160573) sont accessibles sur HAL.

Léa Zachariou a modéré une session et présenté ses travaux sur « Role and Issues surrounding children ICT use on board French trains ».  D’autres doctorants ou jeunes chercheurs proches du LVMT étaient présents (Antoine Belleguie, Antoine Robichet, ce dernier faisant également partie de l’équipe d’organisation de la Young Conference 2023).

La prochaine WCTR et donc la prochaine Young Conference auront lieu à Toulouse en juillet 2026. Pour la préparer, une nouvelle équipe de cinq jeunes chercheuses et chercheurs sera recrutée et bénéficiera d’une bourse pour ce travail : ne ratez pas l’appel à candidatures qui sera lancé au cours du dernier trimestre 2024.

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