• fr FR
    • en EN
    • fr FR

Laboratoire Ville Mobilité Transport

  • Le laboratoire
    • Présentation
    • Charte Environnementale
    • Axes de recherche
      • Axe 1 « Pratiques et représentations »
      • Axe 2 « Stratégies d’acteurs et action publique »
      • Axe 3 « Aménagement urbain et territoires »
    • Recrutement
    • Organigramme
  • Membres
    • Equipe de direction
    • Pôle gestion
    • Chercheur·euses et enseignant·e·s chercheur·euses
    • Doctorant·es
    • Membres associés
    • Autres personnels scientifiques
  • Recherche
    • Doctorat
      • La thèse au LVMT
      • Thèses en cours
      • Thèses soutenues
    • Projets
      • En cours
      • Terminés
    • Chaires
      • En cours
      • Terminées
    • Publications
    • Mots du LVMT
  • Contact

Ayité MAWUSSI

Chercheur associé
Ecole des ponts ParisTech - ENPC

Axes de recherche du LVMT :
Axe 1 « Pratiques et représentations »

am.ayite.mawussi@gmail.com
+33783972882
Linkedin

Biographie, parcours

2021-2026- Thèse de doctorat en Urbanisme et aménagement (Ecole Nationale des Ponts de Paris)

Septembre 2024-Août 2025, ingénieur d’étude ( LVMT/ ENPC-IP-Paris et Gustave Eiffel).

Mars-Août 2021, Ingénieur de recherche au CNRS (Laboratoire TREE, Université de Pau et des Pays de l’Adour)

2019-2021, Master en Développement territorial des Suds, Université de Genève & HES-SO – Genève, Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale – Genève

2014-2017, Master de Sociologie, Université de Lomé (Togo)

2010-2014, Bachelor en Sociologie, Université de Lomé (Togo)

Thématiques de Recherche

Numérique, mobilité, transport, villes africaines, droit à la ville

Mots clés : Numérique, Mobilité, Ville ouest africaines, Transport
Disciplines : Sociologie urbaine, urbanisme, Sociologie des innovations

Thèse de doctorat

Titre: « Le champ du taxi à l’épreuve de l’émergence des plateformes de e-hailing à Abidjan, Dakar et Lomé. Entre luttes, capitaux et (re)configurations ».

Sous la Direction d’Anne AGUILERA et Coffi AHOLOU
Encadrante: Virginie BOUTUEIL

Financements: Démi-allocation doctorale de l’école des Ponts & Démi-bourse du gouvernement Togolais

Résumé

A l’intersection entre des champs de recherche en urbanisme et en sociologie, cette thèse porte sur les mutations du secteur du taxi voiture individuel engendrées par la plateformisation et les conflictualités, ainsi que les enjeux de régulations qu’elles posent à travers une étude comparative entre Abidjan (Côte d’ivoire), Dakar (Sénégal) et Lomé (Togo). Les systèmes de mobilités des villes d’Afrique de l’Ouest, structurés autour des transports dits « informels » connaissent des transformations importantes avec l’émergence des plateformes de e-hailing. Ces dernières proposent des services de déplacement à moto, en tricycle et en voiture avec chauffeurs via les applications mobiles qui assurent l’intermédiation entre chauffeurs et usagers. Ces évolutions génèrent de la concurrence entre les taxis traditionnels qui cumulent un certain nombre de lacunes du notamment à sa marginalisation dans les politiques de transport et dans l’aménagement urbain et le e-hailing (voiture) qui semble répondre à certaines de ces lacunes. Cette thèse s’intéresse aux dynamiques de reconfiguration du secteur du taxi à l’ère de l’émergence des services de e-hailing sous le prisme des luttes, des conflictualités urbaines et des capitaux (ressources) qui sont abordés en fonction de leurs spatialités. Elle aborde aussi les effets de cette plateformisation sur l’espace et sur la gouvernance des mobilités. La thèse conceptualise le secteur du taxi voiture individuel comme un champ du point de vue de Pierre Bourdieu, avec l’ambition d’interroger ce que les terrains africains font à ce cadre théorique. Trois métropoles en Afrique de l’Ouest, dont deux présentent des configurations des systèmes de mobilités proches (Abidjan et Dakar) et une troisième plus contrastée (Lomé), servent de cas d’étude. Le concept d’urbanisme de plateforme est mobilisé en complément pour saisir la manière dont ce champ et sa plateformisation s’inscrivent matériellement dans les territoires. La méthodologie s’appuie sur des enquêtes qualitatives conduites entre 2022 et 2024 dans ces trois métropoles, qui vont des entretiens formels et informels avec une pluralité d’acteurs (chauffeurs, syndicats, acteurs de la régulation, usagers, entreprises de e-hailing et leurs intermédiaires, etc.) à la collecte de données sur les réseaux sociaux en passant par l’analyse des données de presse. La thèse met en lumière les configurations différenciées du secteur du champ du taxi traditionnel dans les trois métropoles. Mais de manière transversale, le secteur du taxi voiture traditionnel connaît un affaiblissement symbolique, visible dans la vétusté des véhicules et la dévalorisation du métier, ouvrant l’espace à de nouveaux acteurs. Dans ce contexte, les entreprises de e-hailing comme Yango et Gozem investissent ces villes en s’appuyant sur un environnement numérique favorable. Elles reconfigurent le secteur en imposant de nouvelles manières de gérer flottes et chauffeurs et en créant un sous-champ concurrent, marqué par une domination organisationnelle, technologique et symbolique. Dans les sous-champs du e-hailing qui se caractérise dans les trois métropoles par des rapports de pouvoir asymétriques entre les chauffeurs qui subissent une triple dépendance vis-à-vis des propriétaires, des usagers (notations) et des algorithmes (contrôle du travail) et les entreprises, les résistances prennent différentes formes. Alors que dans les trois villes les tactiques informelles de résistance émergent, les mobilisations collectives restent principalement observées à Abidjan et à Dakar, et sont quasi absentes à Lomé en raison des risques économiques et des connexions politiques des plateformes. La thèse documente enfin comment le sous-champ du taxi voiture traditionnel actionne les mobilisations syndicales, l’adoption sélective d’outils numériques, le réinvestissement de la relation client, l’intégration des plateformes de e-hailing et le renouvellement du parc pour faire face au sous-champ du e-hailing. Ces dynamiques soulignent un continuum entre taxi traditionnel et e-hailing, marqué par une hybridation progressive plutôt qu’une rupture nette.
Les résultats mettent en évidence une transformation des modes de production du transport individuel par taxi, passant d’un modèle fondé sur l’investissement individuel, la captation de la clientèle dans l’espace public et des formes d’organisation locales, à un système plus diversifié intégrant de nouveaux dispositifs de financement, de coordination et de mise en relation, notamment via les plateformes de e-hailing. Parallèlement, l’étude révèle un décalage structurel entre la rapidité de déploiement des acteurs privés et les cadres publics de planification, historiquement centrés sur les transports de masse et peu intégrateurs des services de transport individuel. Ce désajustement se traduit par une occupation non anticipée des espaces urbains stratégiques, des conflits d’usage et une faible coordination entre modes. Les plateformes apparaissent ainsi comme des acteurs de fait de la production des mobilités et des spatialités urbaines, en organisant les flux, en hiérarchisant les territoires et en modulant l’accessibilité à travers des dispositifs algorithmiques. Ces dynamiques produisent des inégalités territoriales et reconfigurent les zones d’activité des taxis traditionnels. Enfin, les régulations mises en place tendent à différencier l’accès à l’espace entre taxis traditionnels et e-hailing, à déléguer certaines fonctions d’aménagement aux opérateurs privés et à tenter, avec des moyens limités, de rééquilibrer les rapports de pouvoir, notamment autour du contrôle des données, qui restent largement dominées par les plateformes. Cette thèse apporte une contribution inédite à l’analyse du secteur du taxi voiture individuel ainsi qu’au processus de sa plateformisation, aux conflictualités qui en émergent et enfin aux effets territoriaux depuis des métropoles, aujourd’hui absentes de la carte de la recherche sur la plateformisation des taxis.

Réseaux de recherche, groupes de travail, France et international

Axe 1 et 4 du laboratoire LVMT

Jeunes chercheur.e.s en Etudes Africaines

Prix et distinctions

Bourse de la Fondation Hans Wilsdorf pour le Master en Développement territorial des Suds (2019-2020)

Demi-allocation de l’école nationale des Ponts et chaussées de Paris (2021-2024)

Allocataire de la Bourse nationale du Togo (2018-2024)

Liste choisie de publications et travaux

Articles dans des revues répertoriées dans les bases de données internationales

Ayité Mawussi et Vakaramoko Bamba, 2025, Adoption et usages des services de e-hailing pour la mobilité nocturne des femmes à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Ayité Mawussi, Anne Aguilera et Coffi Aholou, 2025, La diffusion des services de e-hailing dans les villes d’Afrique Profil, logiques d’adoption et effets sur la mobilité et l’accès à la ville des jeunes Loméens

Pauline Baudens, Marie Hassen, Jérémy Pasini, &Ayité Mawussi, 2025, Mobility capacities and smartphone use of students in Kinshasa, Democratic Republic of Congo

Ayité Mawussi , 2022, Se repérer dans les villes africaines. Quelles transformations par le numérique ?

Ouvrage et chapitres d’ouvrages

Ayité MAWUSSI , 2020, « Le droit à la mobilité comme pré-requis du droit à la ville : la demande de transport public dans un quartier périphérique du grand Lomé, Togo (Légbassito). », in dir Amandine Spire et Marianne Morange « Vivre et construire le droit à la ville : expériences aux suds », Paris, Presses Universitaires de Nanterre, pp. 145-158.

Mentions légales | Gestion des cookies

LVMT © 2026 · Se connecter