Accueil du site

Ce contenu en | this content in - Français | English

Matias Garreton  

Téléphone : 01 64 15 21 15

Publications dans HAL

Doctorant en Urbanisme à l’Université Paris Est depuis septembre 2009.

Sujet de recherche

Inégalités de coûts et d’opportunités de localisation et de mobilité. Les cas de Paris et de Santiago.

Les grands systèmes urbains dans les pays développés évoluent avec une rapidité remarquable, tant par des changements morphologiques tels que l’étalement urbain comme par d’autres moins évidents comme la rotation sélective des ménages et la spécialisation socio-économique (Weisbrod et al. 1980, Berger & Brun 2006). Dans ce contexte, un objectif important des politiques urbaines et sociales est de lutter contre l’augmentation des inégalités spatiales et la ségrégation résidentielle (Ghorra-Gobin 2006). Le Grand Paris et le Grand Santiago sont deux grands systèmes urbains qui, au délà d’importantes différences, font face à d’importants problèmes de l’étalement urbain et de ségrégation spatiale.

Des recherches antérieures ont révélé d’importantes inégalités dans les efforts totaux de logement et de transport, mesurés en pourcentage du revenu du ménage (Polachinni et Orfeuil, 1998). Les coûts de la mobilité de l’emploi (en termes de pertes de revenu dues au chômage) pourraient aggraver cette situation, en raison de la précarité qui affecte souvent aux travailleurs à faible revenu. En outre, la combinaison de la distribution des ménages, leurs capacités de transport et de la distribution des emplois, génère des fortes différences dans l’accessibilité au marché d’emploi entre les groupes sociaux (Wenglenski 2004). En synthèse, les ménages à faible revenu ont tendance à faire davantage d’efforts en logement et transport, et d’avoir moins de opportunités pour l’accès à l’emploi.

Un prémier objectif de cette recherche est d’élaborer un cadre global pour l’analyse de ces situations. Tout d’abord, les coûts intégrés de transport, de logement et des périodes de chômage seront estimés pour différents niveaux de revenu. Deuxièmement, les opportunités d’emploi accessible pour les différentes catégories de ménages, dans des zones différentes, seront mesurées. Les deux approches utiliseront les mêmes catégories et secteurs de l’analyse spatiale, afin de mieux comprendre les choix des ménages. En particulier, la question des arbitrages entre transport et logement seront évaluées, en tenant compte non seulement des coûts que les ménages sont prêts à payer, mais aussi les opportunités d’accessibilité atteintes avec ces efforts. Ce cadre de diagnostic sera utilisé pour une comparaison globale des deux cas d’étude, centrée sur les inégalités d’accessibilité.

Le but final de cette thèse est la réalisation de simulations simples sur la répartition des logements et le coût temporel et monétaire des déplacements. Cette méthode sera appliquée afin d’évaluer l’effet redistributif, en termes de réduction des inégalités socio-spatiales et de mobilité, des investissements publics dans le logement social et les systèmes de transport.

Axes de recherche

Pratiques de mobilité spatiale, arbitrages de localisation et déplacements. Interaction des systèmes urbains de logement et transports.

Intégration dans l’équipe 1 du LVMT

Recherche intégrée dans la notion de ville cohérente : agencement spatial des activités, logements et systèmes de transport pour améliorer l’efficacité et la qualité de vie au sein des systèmes urbains.

Liens

CV Otra Distancia