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Caroline Gallez  

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Publications

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Liste de publications 2008-2015


Publications dans HAL



- Chargée de recherche HDR à l’IFSTTAR
- Docteure en sciences économiques de l’Université de Paris 1

Responsabilités

- Directrice adjointe de l’école doctorale Ville, Transports et Territoires d’Université Paris-Est
- Co-animatrice de l’axe "Dynamiques territoriales, aménagement et action publique" du LVMT
- Membre du comité de rédaction de la revue Flux - Cahiers internationaux Réseaux et Territoires.

Thèmes de recherche

Je m’intéresse à la construction de l’action publique locale sur la mobilité et l’accès aux aménités urbaines et, plus largement, à l’analyse des conditions de changement de l’action collective urbaine en lien avec les enjeux de lutte contre le changement climatique et de réduction des inégalités sociales. Au cours des dernières années, mes travaux ont notamment porté sur :
- les concepts, méthodes et représentations de la mobilité quotidienne,
- les représentations et les pratiques locales de la coordination des politiques de transport et d’urbanisme,
- l’action intercommunale et les processus de la régulation publique territoriale,
- les inégalités sociales d’accès aux aménités urbaines.

Depuis 2015, je coordonne avec Olivier Coutard (LATTS) un projet de recherche ANR sur une prospective des logiques d’action pour la transition énergétique en Région Ile-de-France.

Projets de recherche

VITE ! - Villes et Transitions Energétiques - Recherche financée par l’Agence nationale de la recherche

Le projet ANR VITE ! associe sept laboratoires du Labex Futurs Urbains d’Université Paris-Est. Il a pour objectif d’apporter un éclairage prospectif sur les enjeux, le contenu et les effets territoriaux, sociaux et environnementaux de stratégies de transition énergétique à l’échelle d’une région urbaine et d’évaluer le potentiel de mobilisation des acteurs en lien avec ces stratégies (acteurs publics, entreprises, associations, citoyens). Appliqué au cas de la région Ile-de-France, il vise à analyser les conditions de changement vers la transition énergétique à partir de l’observation des logiques d’action émergentes et des conditions de leur déploiement à grande échelle. Nous nous intéressons à la fois aux leviers d’action traditionnels des collectivités locales portant sur les grandes infrastructures et l’aménagement urbain, mais aussi aux potentiels de changement issus d’une transformation radicale du système énergétique francilien et d’une mutation des pratiques sociales vers la sobriété. La mise en œuvre du projet s’appuie sur une confrontation et un dialogue entre approches issues des SHS et approches modélisatrices, ainsi que sur l’organisation d’échanges réguliers avec des acteurs publics et des experts, sous forme de réunions d’un comité de suivi du projet et de partenariats établis avec des acteurs publics territoriaux.

La mobilité quotidienne en politique. Des manières de voir et d’agir - Habilitation à diriger des recherches en aménagement de l’espace et urbanisme d’Université Paris-Est soutenue le 5 juin 2015

Le projet de cette thèse d’habilitation est de démontrer l’intérêt d’une approche croisée des manières de voir et d’agir sur la mobilité quotidienne qui part du politique. Le politique est entendu dans une double perspective d’action collective en vue d’atteindre des objectifs partagés, mais aussi de contestation d’un ordre établi, que cette contestation s’adresse aux normes ou aux savoirs institués sur lesquels cet ordre s’appuie. Partant du constat de « crise » à la fois conceptuelle et politique de la régulation des mobilités quotidiennes, j’ai cherché à en approfondir les causes et les manifestations et à analyser le processus de transformation sociale associé. L’angle d’analyse privilégié est celui des croisements entre connaissance et action. D’un côté, je me suis intéressée à la façon dont les outils de la connaissance de la mobilité quotidienne (catégories d’analyse, indicateurs, modèles) rendaient compte de manières d’agir, c’est-à-dire de formuler des problèmes et de choisir des moyens pour les résoudre. D’un autre côté, j’ai analysé la manière dont les politiques locales, qui visent à résoudre (partiellement et provisoirement) un problème de mobilité quotidienne caractéristique d’un territoire et d’une période donnés, bousculent les doctrines instituées, s’accommodent de savoirs partiels, créent de nouvelles manières de voir et d’agir et, ce faisant, contribuent au renouvellement du paradigme de la mobilité.

Mobilité, accessibilité : comment améliorer la prise en compte des inégalités sociales d’accès aux aménités urbaines ? - Recherche financée par la Fondation Volvo pour la Recherche et l’Education - VREF

Cette réflexion sur les inégalités sociales d’accès aux ressources urbaines, menée avec Sylvie Fol, professeure d’urbanisme à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, croise la question de la mesure des inégalités de mobilité et d’accessibilité et celle des politiques urbaines. Malgré un développement récent des travaux sur l’accessibilité, en lien avec la diffusion dans le débat politique de l’exclusion sociale, la notion d’accessibilité reste encore peu utilisée dans le domaine des transports, où la problématique de l’accès aux ressources est généralement centrée sur la facilité d’accéder aux lieux. Partant de ce constat et de ses implications en termes de connaissance et d’action, nous questionnons l’intérêt et les limites du recours à l’accessibilité dans la construction d’une approche plus transversale de l’équité dans l’accès aux aménités urbaines.

Les contrats de développement territorial (CDT) : la négociation multi-échelles de l’articulation urbanisme-transport ? - Recherche financée par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, dans le cadre du projet OREVADD, piloté par le CSTB

Instaurés par la loi d’aménagement du Grand Paris du 3 juin 2010, les contrats de développement territorial (CDT) sont des dispositifs contractuels signés par l’Etat, les communes et leurs groupements qui visent à définir les principales orientations d’aménagement des espaces situés à proximité des stations du futur métro automatique, le Grand Paris Express. L’analyse de la mise en place de ces instruments permet d’appréhender l’évolution des modes d’action publique locale dans un contexte où s’affrontent des visions multiples et divergentes de l’intérêt général appliqué à un territoire. L’appropriation des CDT par les acteurs locaux souligne leur volonté de se saisir des opportunités offertes par le réseau pour stimuler le développement économique local. Face aux représentants de l’Etat, qui mettent l’accent sur les objectifs de construction de logement, les élus cherchent à négocier une contribution de l’Etat au financement des équipements publics supplémentaires induits par l’augmentation du nombre d’habitants. Les effets potentiels de cet instrument de coordination entre transport et aménagement apparaissent néanmoins fragilisés par le retrait de la Région et des départements, qui ne participent que très marginalement aux discussions.

Habiter la ville, accéder aux territoires. Articulations habitat-déplacements-développement économique dans les politiques d’aménagement intercommunales - Recherche financée par le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), réalisée en partenariat avec LogiVille (Thierry Vilmin)

Dans le cadre du programme de recherche « L’intercommunalité à l’épreuve des faits » du PUCA, nous avons cherché à rendre compte du rôle concret des structures intercommunales, et plus spécifiquement des communautés d’agglomération, dans les politiques d’aménagement urbain. L’intercommunalité ne constitue pas une entité politique autonome, au sens où elle n’est pas indépendante des communes qui la constituent. Partant de ce constat, démontré par des travaux antérieurs, nous formulons l’hypothèse que la spécificité du rôle des structures intercommunales porte sur le renforcement de la reconnaissance et des capacités de négociation des communes vis-à-vis des autres acteurs publics. Nous avons tout d’abord analysé le processus de définition et de négociation des règles d’action collectives, désigné par le terme de régulation publique territoriale. Nous avons montré en quoi l’appartenance à une structure intercommunale modifiait les conditions concrètes du dialogue entre les communes, les représentants de l’Etat et les autres collectivités locales. Par ailleurs, en nous intéressant plus spécifiquement aux services communautaires - qui, à la différence du personnel politique, constituent une composante propre à la structure intercommunale -, nous avons interrogé leur capacité à construire une approche globale contribuant à la visibilité et à la crédibilité des projets, voire à transgresser les limites territoriales des communes et le partage établi des compétences.

Mythes et pratiques de la coordination urbanisme-transport. Regards croisés sur quatre agglomérations suisses et françaises - Recherche co-financée par le CNRS (progamme PIDUD) et l’Ademe, réalisée en partenariat avec l’Institut d’Urbanisme de Paris et l’Ecole Polytechnique et Fédérale de Lausanne

L’idée selon laquelle une meilleure coordination entre les politiques de transport et d’urbanisme est une des conditions d’un développement urbain durable est largement admise par les chercheurs, les professionnels et les responsables politiques. Si cette conception n’est pas nouvelle, les objectifs qui la sous-tendent ont largement évolué depuis la fin des années 1960. Comment le changement de perspective de la ville automobile à la ville durable a-t-il été traduit en action ? Qu’en est-il des enjeux, des visions et des pratiques locales de la coordination entre transport et urbanisme ? Quels sont les facteurs qui favorisent cette articulation et peut-on identifier des causes d’inertie de l’action publique ? A partir d’une étude croisée des trajectoires des politiques de transport et d’urbanisme dans quatre agglomérations suisses et françaises (Berne, Genève, Strasbourg et Bordeaux), cet article analyse la coordination urbanisme-transport comme un processus politique en (re)construction permanente.

Recomposition intercommunale et enjeux des transports publics en milieu urbain - Recherche financée par l’Ademe, dans le cadre du 3ème Prédit – groupe opérationnel 11 « Politique des transports »

Cinq études monographiques (Rennes, Saint-Etienne, Valenciennes, Caen et Saint-Brieuc), ont permis d’analyser le rôle et la place des transports collectifs urbains dans le processus de structuration d’un pouvoir d’agglomération. La recherche met en évidence une évolution dans la gestion des réseaux de transports publics urbains. Moins axée sur la technique, elle évolue vers une recherche plus politique des problèmes et des solutions. Toutefois, les services territoriaux de gestion des déplacements continuent d’être très segmentées (entre transports publics, gestion de la voirie et du stationnement notamment) et entre transports et urbanisme, et la création d’institutions aux compétences intégrées ne suffit pas à faire évoluer.