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Axe 2. Dynamiques territoriales, stratégies de localisation, action publique   


Animateurs scientifiques : Caroline GALLEZ & Laurent TERRAL

Les territoires sont façonnés par les stratégies de nombreux acteurs (individus, entreprises, promoteurs, pouvoirs publics) à différentes échelles spatiales, qui débordent le cadre des espaces urbains. Les recherches menées dans cet axe concernent l’analyse et la modélisation des articulations entre systèmes de transport, stratégies de localisation, pratiques de mobilité, stratégies d’aménagement et dynamiques urbaines et régionales. Dans un contexte marqué par la globalisation, la crise financière et celle du financement public, le développement du chômage et de la pauvreté, la montée en puissance des acteurs privés dans la production urbaine, la prise de conscience des impératifs environnementaux, l’objectif est d’alimenter une réflexion sur les modalités d’une transition vers des systèmes territoriaux plus durables, en interrogeant tant la composition et le fonctionnement des systèmes, que les dispositifs et les instruments de l’action publique.


Les recherches s’organisent autour de quatre questionnements complémentaires :


Formes urbaines, mobilités, performance énergétique des espaces urbains. Les formes urbaines se définissent tant par leurs caractéristiques morphologiques que socio-économiques, incitant à dépasser les oppositions classiques forme / fonction / fonctionnement. Un premier enjeu de recherche est d’analyser ces formes urbaines et leurs évolutions, à différentes échelles spatiales allant du quartier au système de villes. La dialectique entre forme et fonction vient naturellement nourrir un second enjeu mettant en exergue la mobilité, qu’elle soit individuelle ou collective (flux), en questionnant les interactions entre systèmes de transport et espaces urbains, au prisme de la performance énergétique.


Stratégies de localisation : les comportements de localisation, particulièrement des acteurs économiques, sont un révélateur de l’intégration de l’ensemble des territoires au fonctionnement de l’économie. Leur analyse permet de faire ressortir des dynamiques émergentes, qui questionnent les notions de métropole et d’aires d’influence de la métropolisation, et de tester la contribution de nouveaux déterminants à la construction des différenciations territoriales. Elle interroge également la notion de performance économique en lien avec la composition du territoire et les accessibilités à différentes échelles.


La fabrique des politiques de mobilité  : il s’agit de comprendre comment les acteurs déploient des stratégies d’action collective, en s’intéressant en particulier aux modalités de la coordination inter-sectorielle, inter-territoriale et de la coopération entre acteurs publics et privés. Dans un contexte de renforcement des contraintes financières, environnementales et sociales, les recherches mettront l’accent sur les capacités de ces acteurs à prendre en compte et à gérer les contradictions intrinsèques à la régulation des mobilités. Les travaux porteront notamment sur l’adaptabilité des territoires périurbains et de leurs habitants à un renchérissement du coût de l’énergie, la mise en place d’une fiscalité environnementale sur le secteur routier et les processus de régulation territoriale qui participent de la gouvernance des espaces métropolitain.


Tourisme et économie présentielle  : les travaux de ce thème interrogent les notions d’économie présentielle et de « clustérisation » des activités économiques, en les replaçant dans le contexte des politiques de développement touristique menées par les entreprises et les territoires locaux. L’objectif est d’obtenir une compréhension des modalités par lesquelles un territoire parvient à générer de manière régulière et pérenne de la richesse et à retenir de la valeur créée par les divers acteurs publics et privés. Pour ce faire, les chercheurs construisent une approche modélisée des biens et de services territorialisés inscrits dans l’économie présentielle et intègrent une analyse fine des processus de « clustérisation » à l’échelle locale, notamment dans notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, la restauration, les parcs de loisirs et les services associés (dont les transports).



Champs disciplinaires : économie spatiale, géographie, aménagement, sciences politiques.